09/02/2016

La bataille de l'APF pour la prime d'activité

La bataille de la prime d'activité C'est la première grande bataille de l'année 2016. Une bataille qui a démarré fin 2014 et a été relancée en octobre 2015, suite à l'adoption de la loi pour le dialogue et l'emploi. Véronique Bustreel, la conseillère nationale Travail Emploi Formation et Ressources de l'APF, alerte alors les cabinets de la ministre des Affaires sociales et de la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées sur l'impact de l'entrée en vigueur de la prime d'activité, le 1er janvier 2016, sur les personnes handicapées exerçant une activité professionnelle. Cette nouvelle prestation, qui remplace la prime pour l'emploi et le RSA activité, est destinée aux travailleurs percevant des revenus modestes. Mais une faille dans le décret privait les allocataires de l'allocation adulte handicapé (AAH) en activité de l'attribution de cette prime mensuelle. Les travailleurs en établissements et service d'aide par le travail (Esat), notamment, étaient lésés, comme le montrent les simulations établies à partir de cas-types fournis par les Esat de l'association. À l'issue de plusieurs réunions, l'APF a obtenu du gouvernement qu'un mécanisme de calcul prenant spécifiquement en compte l’AAH soit mis en place. Cette décision favorable aux allocataires de l'AAH en emploi leur permet d'accéder à la prime mensuelle versée aux ménages modestes, sous réserve qu'ils répondent aux conditions générales exigées pour en bénéficier. L'APF a également demandé que les travailleurs percevant une pension d'invalidité puissent bénéficier du même traitement que les allocataires de l'AAH. Mais aussi une prise en compte adaptée de l'AAH dans le cas d'un couple où l'allocataire ne travaille pas. Véronique Bustreel a fait valoir les arguments de l'association, lors d'une rencontre début janvier, avec des représentants des deux cabinets. Sur ces deux points, les discussions restent ouvertes.

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